Les poteries d'Accolay une belle aventure

 

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Féodor iodtschine

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Daniel Auger en pleine action

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Fernando

 

N'étant pas natif d'Accolay.... je vais faire de mon mieux , avec mes moyens et mon ami Théo iodtschine , pour vous faire revivre une partie de l'histoire des potiers d'Accolay. 


La céramique d'Accolay 
L'aventure des Potiers d'Accolay commence à Vaugermain, hameau de Saint-Cyr-les-Colons. Un petit atelier de poterie y existe et quatre jeunes parisiens, élèves d'Alexandre Kostanda, céramiste de renom et professeur au lycée professionnel de Macon, s'y sont réfugiés pendant la deuxième guerre mondiale: André Boutaud, Slavik Palay, Rodet et Louis Dangon. Le 26 octobre 1945, rejoints par Féodor Iodtschine (dit Théo), ils s'installent dans une ancienne maison bourgeoise à Accolay, rue de la Poterne, à proximité d'un transformateur électrique.Leurs premières créations sont des boutons vendus à l'unité pour les grands couturiers dont voici quelques spécimens admirez la finesse et la beauté de ces petites pièces tout fait main.

 

 

Ensuite vient la fabrication de vases, pots, cruches, assiettes décoratives,cendriers ,etc.....
La céramique d'Accolay se caractérise par des couleurs originales obtenues grâce à des émaux fabriqués dans les ateliers d'Accolay, par une décoration résolument moderne et esthétique, par une résistance aux intempéries (soleil, pluie, gel) et par une étanchéité parfaite. Toutes les poteries sont fabriquées à la main. Le succès fut tel que dans les années 1958-1960 la céramique emploie une soixantaine de personnes et ouvre plusieurs magasins d'exposition sur de grands axes routiers:
Sur la RN6 à Vermenton, Arcy sur Cure et Appoigny,
Sur la RN7 à Pouilly sur Loire, 
Sur la route de Dijon à Fixin
La renommée des Potiers d'Accolay s'étend alors au monde entier. Beaucoup d'artistes (céramistes, décorateurs, sculpteurs) sont venus à Accolay pour créer des oeuvres uniques, faisant la réputation des poteries d'Accolay. Dans les années 1970, la céramique « traditionnelle» se démode et pour se renouveler, un matériau nouveau fait son apparition par inclusion de verre dans de la résine, la cépamine (du nom de la société, la CEPAM : Création Exposition de Poteries d'Art moderne). 
Après les années 1980, la mondialisation du commerce de la céramique inonde les marchés d'une poterie industrielle à bas prix. La céramique traditionnelle souffre par les coûts de main d'oeuvre, les ventes baissent et la céramique ferme en 1989. Les trois pots monumentaux qui dominaient le magasin d'exposition de Vermenton, fabriqués dans les années 1960, ont été installés sur le territoire de la commune 1'Accolay et perdurent le souvenir de sa Céramique.Voir photos ci- dessous: ces poteries géantes ont été restaurées par Mr Jean-Marc Lagarde , à gauche sur la photo.



 

L'histoire de la céramique comprend cinq grandes périodes correspondante chacune à des fabrications et à des styles bien marqués. 


                                     

Les années 1945-1950. 



Cette première période est caractérisée par la fabrication de boutons, broches et autres bijoux pour les grands couturiers parisiens, tel Christian Dior. Au tout début, Accolay ne possède pas de four, il faut monter à Paris pour cuire les premiers boutons, puis revenir à Accolay poser les émaux et repartir à Paris pour la seconde cuisson et les vendre. Très rapidement, un petit four est acheté, les ventes explosent et le succès est tel qu'il faut s'agrandir et embaucher: d'abord Elie Barachant comme premier tourneur professionnel, Daniel Auger et bien d'autres encore comme Jean Dangon et Boris Palay
Pour augmenter la production, Il faut toutes sortes de « machines» surtout les machines à estamper et pour cela, ils font appel à un « bricoleur de génie », un charron d'Accolay,au nom de Bernard Chevillard.

Les années 1950-1957.

 


Au début de cette période, les matériaux plastiques font leur apparition, la vente des boutons diminue et un atelier de tournage est créé. C'est la période « sage ». On tourne des pièces utilitaires, traditionnelles qui se vendent très bien: vases, pots, cruches, assiettes décoratives, pieds de lampe, etc. 
C'est pendant cette période que la première exposition vente est installée sur la RN6 entre Accolay et Vermenton, à l'emplacement des fours à chaux. Voir pub à Vermenton même. Puis Arcy-sur-Cure et ensuite Vermenton près de Reigny. 
C'est également une période charnière. La technique est parfaitement maîtrisée, les ateliers se développent, les ventes augmentent, d'autres potiers arrivent, comme Hubert Guy .On dépasse l'utilitaire et le traditionnel pour de la céramique créative et décorative. 

Les années 1957-1967. 


Cette période est sans doute la plus riche au niveau des pièces de céramique. Sept fours sont à la disposition des créateurs. C'est une période de recherches où des techniques sont expérimentées dans de nombreux domaines: décors en creux dans la masse, engobe (superposition de couches de barbotine et d'émaux de couleurs et de textures différentes et décoration par enlèvement des couches supérieures), émaux (dont les rouges très difficiles à obtenir) Les céramistes font preuve d'un grand talent, chacun apportant son style, ses idées créatives et participent ainsi à l'évolution des pièces produites. Les décorateurs Raphaël Giarrusso, Georges Pelletier et le sculpteur Pierre Merlier marquent chacun cette période de sa personnalité artistique.Les céramiques sont d'une grande recherche artistique tant sur les décors (tous originaux) que sur les formes: pots, assiettes murales, luminaires, masques. .Les sources d'inspiration sont très variées. Pour cela, par exemple, on visite des ateliers de céramique (Valauris, Biot), des expositions, des musées, etc. Nous en profitons pour nous installer dans le terrain de camping de Vallauris voir photo !!!! de Féodor(Théo)Iodtschine  / Guy Hubert / et Daniel Auger


Les années 1967-1980. 



A cette époque, certains décorateurs et tourneurs quittent la céramique pour s'installer ailleurs. La production diminue et André Boutaud, toujours à la recherche d'idées nouvelles, réussit à introduire d'autres matériaux, tels la « cépamine », le sisal, les métaux électrolysés découpés, les décors aux oxydes décorés avec des végétaux, des fleurs, des insectes, et la production s'oriente principalement vers le luminaire. Ils ont permis un nouvel essor avec également la fabrication de tables basses, bars, lampadaires de haute taille, appliques, etc. 
La céramique participe à de nombreux salons professionnels et exporte dans le monde entier. Elle obtient même un premier prix d'exportation 

Les années 1980-1989. 



C'est la fin de cette magnifique aventure. André Boutaud décède en 1980. Les poteries perdent leur originalité. La concurrence italienne, espagnole et même asiatique, est de plus en plus présente. Les ventes baissent et l'entreprise cesse ses activités (comme beaucoup d'autres) en 1989.

 

 

 

 

 

Je  vous présente quelques cartes postales qui représentaient les lieux d' expositions ventes de poteries d'Accolay

 

Appoigny(89)

Appoigny(89)

Appoigny(89)

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Fixin(21)

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Vermenton(89)

Vermenton(89)

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